lundi 28 mars 2011

Tame Impala - Innerspeaker



Il n’y a pas de vérités, pas de « monde réel », la vie n’est qu’un tissu de mensonges si on veut bien la placer sur le billard de la logique
Seule la science est une vérité démontrable dans son ensemble, seules les mathématiques trouvent une finalité qui tombe « juste ».
(Dans cette logique, on peut également affirmer qu’il n’existe ni haine, ni amour, comme cela a déjà été démontré ici)

Alors, avec une nature humaine aussi compliquée, impossible d’établir de règles, d’équations neuronales, de fonctions démontrables par A+B.
Heureusement, la psychanalyse Freudienne ou Laconique (pour Lacan) a permis de définir des schémas susceptibles de se répéter chez la majeure partie des individus.

Le plus bel exemple est bien évidement celui du complexe d ‘Œdipe puisqu’il constitue presque une vérité tant il est inscrit dans nos gênes : sexe, jalousie, violence, identité sexuelle, désir, sexe, conflit parental, sexe…

Bien entendu, il ne se manifeste pas de la même façon chez le garçon ou la fille, puisque son origine remonte loin dans les ténèbres : grosso modo, c’est une histoire de voyant (1) qui a mal informé son client, et qui a ainsi monté les membres d’une famille les uns contre les autres pour ensuite voler leur or.

Cette histoire explique « Œdipe », mais pas "complexe", alors, pourquoi "complexe" ?

La réponse, c’est Roger Perron qui nous la donne : « en des temps très anciens les humains étaient organisés en une horde primitive dominée par un grand mâle despotique qui monopolisait les femmes et en écartait les fils, fût-ce au prix de la castration », et donc la théorie de ce génie est que l’homme détient depuis un sentiment de « culpabilité ». L’Homme, coupable…
Hum, passons…

Alors ce complexe, utilité ou passage inévitable ?

Il tire son efficacité de ce qu’il fait intervenir une instance interdictrice (prohibition de l’inceste) qui barre l’accès à la satisfaction naturellement cherchée et lie inséparablement le désir et la loi, donc voilà.
Nos amis les psychanalystes s’accordèrent pour définir le schéma suivant :

 


















Les bases étant établies, la grande question est : « Que se passe t’il lorsque qu’un individu ne passe pas par le complexe d’Œdipe ? »

1 : Il est important de préciser que par « voyant », il faut comprendre « oracle », qui est aujourd’hui un logiciel de gestion par base de données, donc d’informations, qui aide les grandes entreprises à voler les gens.



Tame Impala - Tame Impala Ep

            

Que se passe t’il lorsque qu’un individu ne passe pas par le complexe d’Œdipe ?
Avant de répondre à cette question délicate, il est de rigueur de rappeler les fonctions du conflit Œdipien :

- L'enfant passe d'une relation d'objet duelle à une relation d'objet triangulaire. Il n'est plus dans la fusion avec l'autre mais il le reconnaît et se reconnaît lui-même comme sujet. C'est ce qui rend possible la relation adulte génitale par excellence.
- Par l'interdit du parricide et l'interdit de l'inceste, l'enfant passe de la nature à la culture. Il est soumis à la loi commune sociale, loi d'échange et d'interdiction.
- Il accède à la différence des sexes grâce à l'identification au parent du même sexe que lui. L'identification se fait sur les plans morphologique et psychique. Il reconnaît par la même occasion l'Autre comme différent.
- Les interdits et des exigences parentales et sociales assumées sont intériorisées et constituent le Surmoi dans son versant de censeur. Il est l’héritier du complexe d’Oedipe et fait suite à un surmoi archaïque.
- L’idéal du Moi est l’autre versant du Surmoi. Il est une sorte d’idéal auquel le sujet cherche à se conformer. Insuffisamment constitué, le sujet reste en proie au moi-idéal (toute puissance)
- L'adversité est remplacée par l'altérité, ce qui signifie l'accès à la reconnaissance d'un mode fonctionnement autre que le sien (les goûts et les couleurs ne se discutent pas).
- La résolution du complexe d'Oedipe s'accompagne d'une libération d'énergie considérable qui sera généralement investie dans l'acquisition d'un outillage intellectuel.

On peut dès lors esquisser un rapide portrait d'un affranchi du complexe :
Un être restant enfant, incapable de différencier les êtres humains des uns des autres, et donc une personne hautaine, pédante, imbus d'elle même.
Une personne restant au stade anal, bête et impulsive, sans foi ni loi.
Toujours dans le conflit, ce héro des temps modernes casse les pieds de tout le monde en voulant être présent sur tous les fronts, donne son avis creux sur tout le monde, dit avoir tout fait, tout vécu, votera FN en prétendant que c'est pour avertir, ne laisse pas descendre les personnes dans le métro, pousse tout le monde, crache par terre...
Bref, le genre mauvais genre.

Pour conclure, Freud qui a oublié d'être con, n'a pas non plus inventé la machine à centrer les bananes, mais analysé ce qui DOIT être un passage obligé.
On a pas tous la chance d'avoir pour maman la plus séduisante des femmes du service commercial, alors par pitié, quand le métro est plein de monde, laissez descendre! (quant au FN...)



lundi 21 mars 2011

Yuck - Yuck



Alors que l’avenir reste incertain au pays du soleil levant, alors que du nord au sud la peur de l’apocalypse se crispe aux tripes d’une population qui en a déjà tant vu, le reste du monde nombrihiliste se pose immédiatement la bonne question : « Mon cul est-il à l’abris ? »

Bien sûr que oui ! Tant qu’il n’y a ni fuite ni explosion dans nos centrales, mais autant aller refaire un tour pour vérifier plutôt que d’aller proposer de l’aide dans un pays apeuré et proche de la crise de nerfs.
Mais comme le nuage radioactif se dirige droit vers l'Europe, avec trois bras on pourra faire plus de choses en même temps...

L’égoïsme, la différenciation, voilà la nature de l’homme !
Mais le débat n’est pas là, puisque le débat est : « Où en sont les hommes contre la Femme », ou plutôt : « Alors, on en est où entre les hommes et Femmes ? »
Des Femmes ravissantes et distinguées osent encore poser la question, c’est dingue quand même, on est en 2011 !

Mais entre les points d’interrogation, ce sont des cris, des complaintes, car quand bien même la situation a évolué en faveur des Femmes, le bat blesse toujours.
Qui es tu Femme ?
Simone n’est pas morte pour rien (elle est morte non ? Simone comment déjà ?), les choses ont bel et bien changé, Femme de pouvoir, Femme de lettres, Femme à la télévision, stripteaseuses et danseuses avec le vent en poupe (merci Juliette Dragon), bref, nous sommes maintenant bien loin de la ménagère disciplinée qui repasse les chemises de l’homme, cuisine le repas de l’homme, rempli les papiers de l'homme, et qui réjouit le postier.
Ce cliché archaïque est à proscrire, la Femme moderne a su faire entendre sa voix, au prix d’un homme qui a du changer ses habitudes, sa façon de faire, et surtout de s’habiller, et se plier à la volonté de la working girl.

Alors où est ce que ça coince?
C’est à la naissance que la Femme est opprimée par les clichés réducteurs?
Opprimées ? OPPRIMEES ?! Les Ivoiriens sont opprimés, les Libyens sont opprimés, les opprimés sont opprimés, alors la femme est une opprimée qui se trompe de colère.
Et le combat sera erroné tant que la Femme continuera de se battre pour avoir les mêmes droits, ce qui  revient à se battre pour être « pareil ».
L’intérêt de la fusion des deux camps réside justement dans certaines différences fondamentales dont voici une petite liste non exhaustive :
sensibilité, capacité d'écoute de l'autre, concentration, connaissance de l'histoire du jazz, paranoïa, résistance au stress, postes à responsabilités, capacité de dépression, qualité des mensonges, et surtout sélection de la mémoire...
On ne meurt pas non plus de la même façon : Les Femmes partent généralement avec des infarctus ou accidents vasculaires, alors que chez l'homme le cancer est bien plus présent.

Les différences sont donc nombreuses, et l'acceptation de la place de chacun pourrait s'apparenter au combat du prolétaro-classe moyenne tentant d'échapper à sa condition : s'il peut encore descendre, son but est de passer un étage au dessus.

Ce qui n’est pas faux, et certaines, si on leur demande osent bien l’avouer, c’est que les hommes ont de nombreuses qualités, les Femmes ont les leurs, complémentaires, mais moins reconnues.

Pour conclure avec la Femme, parce c’est toujours mieux de conclure, on peut avouer qu’elle ne s’est pas tristement imposée là où elle pouvait le faire.
Par exemple, jamais une Femme n’a été appelé « le John Coltrane Féminin », mais comme elles n’y connaissent rien en Jazz (si ce n'est que pour citer les pétasses blondes et blanches qui reprennent les vieux standards avec une voix étouffée et suave, beurk !), et les exemples se retrouvent dans bien des domaines.

Alors, de la pisseuse qui sort de l'école (et qui pense que le monde lui appartient), à la mère de famille craquante en Zadig & Voltaire, l'éventail de personnalités doit comprendre une chose :
L'homme, de son côté, ne se pose plus vraiment la question sur la condition de la Femme car il pense vraiment que tout a été mis à niveau, que les différences sont tellement minces qu'il n'y a plus nécessairement lieu de débattre, et que donc, comme il ne se plaint pas, est devenu un féministe passif, mais ça, c'est dur à accepter.



lundi 14 mars 2011

The Luyas - Too Beautiful To Work



On peut avoir toutes les raisons d’être en colère, énervé, pissed off, limite nervous breakdown, mais c'est ainsi que va le monde :
Les guerres, la famine, la banlieue, les chinois arrogants qui vendent les cigarettes, la gauche encore plus con que la dernière fois…
Ou encore, des migraines répétitives dues à un boulot à composante(s) immorale(s).

Et puis les temps sont durs punaise!
"Les Japonais ne sont que des chinois avec une coupe Beatles".
Comment, en des temps aussi terribles, peut on encore s'en prendre à ce peuple? Après avoir connu toutes les tragédies, toutes les colères de Dame Nature, un nouveau Tsunami et les voilà encore plus près de leurs voisins débitants de tabac :
En effet, la force du séisme fut telle que l'axe de la terre s'est déplacé, et surtout, oh les pauvres, l'archipel nippone s'est rapprochée de deux mètres et demi du continent asiatique!
Mais ils n'en ont que faire, le problème le plus grave, c’est le nucléaire : Le mythe de Godzilla ne vient il pas justement des essais nucléaire? La méchante bête ne s'est elle pas réveillée de mauvais poil pour aller tout détruire?

La réponse est : "Bah si!" Et ça, les japonais le redoutent plus que tout.

Alors pour trouver un peu de consolation dans tout ça, c’est cotton.
Parce qu’au fond, qu’est ce qu’on attend ?
Réponse : Le contre poids pour égaliser la balance, pour avoir la force de continuer, pour se dire que la vie à un sens…

Par exemple la Russie, pays niant toute liberté ou droits de l’homme, pays détestable, froid, et on ne parle même pas du méchant gouvernement (par peur de représailles), abrite l’un des plus puissant rempart de la planète : ses forêts boréales, composées de conifères recouvrant d’anciens glacier, retiennent presque la moitié du carbone mondial.

Et puis, toutes ces histoires de miraculés dans une tragédie, il faut y penser à ça ! Cent morts pour un survivant, si c’est pas crevant de positivisme ça !

Ou encore, la belle histoire d’une petite fille, qui entend que son frère est très malade et va probablement mourir s’il ne se produit pas un miracle (d’après les parents n’ayant plus un sous).
Alors la fille se pointe à la pharmacie avec un dollar et onze cents (toutes ses économies), et demande au pharmacien combien coûte un miracle.
Le pharmacien, parlant avec son frère (à lui, pas celui de la petite), lui répond qu’il n’en vend pas comme pour s’en débarrasser…
De là, le frère du pharmacien lui demande la maladie de Andrew (c’est le nom du frère de la pauvre), et elle lui répond que c’est dans sa tête, que c’est quelque chose qui grossit et que seul une opération (ou un miracle), peut le sauver.

Bref, la fin est chiante, évidement, le frère est un neuro-chirurgien, et lui propose de s’occuper de Andrew, donc il le sauve et la petite fille qui continuera à croire qu’un miracle coûte un dollar, onze cents.

Cet équilibre, cette dualité, on la retrouve également chez The Luyas.
Ils sont canadiens (+1)
La chanteuse a une voix agassante (-1)
Les morceaux sont bons (+1)
Certains morceaux sont très agaçants (-1)
Il y a des membres de Arcade Fire (+1)
C’est encore un groupe canadien (-1)
Le tout s’égalise dans cette dualité. Novateur mais pas révolutionnaire. Doux amer, aigre douce…

Mais globalement, le monde reste très chiant en ce moment.




dimanche 6 mars 2011

Destroyer - Destroyer's Rubies


All you need is love
Love, love, love...

Il est toujours question d'amour, impossible de passer outre.

Dans le cinéma, la musique, la peinture, littérature, poésie... Que l'auteur soit un romantique convaincu ou artiste raté à court d'idée, il ne parle que de l'amour.

Le siens pour une autre, l'autre pour une autre, une autre pour un autre, l'un pour d'autres, bref, tout le monde aime tout le monde dans le meilleur des mondes.

Mais alors quelles conclusions devons nous tirer d'une génération qui ne s'aime plus?
Mariages qui volent en éclat, fuck buddies, porno en streaming, clubs échangiste, cougars à la cantine...
L'amour semble bien exclu, isolé, mis entre parenthèse...

L'alignement de la femme sur le fonctionnement neuronale de l'homme est une des explications possible.
En effet, le plagiat des moeurs stupides de l'idiot à poil dur par l'andouille à téton dur divise les êtres pour les enfermer dans des petites boites sur des étagères bancales dont seuls les glissements permettent un accouplement rapide et dénué d'amour.

D'après les chiffre officiels (enfin, l'INSEE), le nombre des mariages s'engage vers une baisse consécutive sur les dernières années, celui des divorces en légère hausse, si bien que dans quelques années nous subirons une inversion des pôles puisque les unions devant le maire (ou prêtre si on a mal choisi sa famille) seront moins nombreux que le nombre de déstructions devant le juge.

Le monde sera alors sous l'emprise du chaos, les avions tomberont du ciel, et internet ne fonctionnera plus...


Le sex mes amis, c'est le sex dont il s'agit.

L'émancipation, les partenaires que l'on note sur un coin de pages du cahier de math, les soirées entre amis, le gonzo, les actrices porno au journal de 20h, l'univers tout entier commence à sentir le sex.
De l'ile de Sein jusqu'à la lune, les étoiles brillent de mille feux l'acte sexuel fougueux et désinvolte.
Il suffit de franchir le pas, pour faire le paon, et finir par un Pan! pour être dans le coup.

Quoi qu'il en soit, ce que propose Destroyer est quelque chose d'assez unique pour notre génération :
Faire l'amour à l'arrière d'une voiture marron et sièges moquette assortie pendant les années 80.
Le suave "Destroyer's rubies" (bien meilleur que son dernier album, pourtant tout autant érotique) apporte la dose de romantisme humide qui manque à cette génération dépourvue de sentiments.



dimanche 27 février 2011

Timber Timbre - Timber Timbre



Bien souvent, il nous manque nombre d'éléments utiles pour juger une situation.
L'homme s'empresse donc de jetter une conclusion hâtive sans procès équitable, sans éléments scientifiques, sans rien du tout.
Qui es tu homme? Dieu?

À toute petite échelle par exemple, combien de fois s'énerve t'on face à la tristesse marqué d'un jeune en sortie pour qui tout semble être une tragédie; on en vient vite à se dire que son mal être a bien des raisons, mais en creusant un peu, on apprend qu'il vient tout simplement de découvrir du plastique dans sa C.
De même que quand un président annonce un remaniement ministériel car la situation des pays arabes l'impose, il il ne nous est pas permis de penser qu'il nous prend pour des cons

Et les riches européens tourmentés qui du jour au lendemain hurle sur des petits dictateurs proches orientaux et réclament leur tête, sont ils vraiment objectifs?
Des gens comme Kadhafi, tout aussi puissant qu'ils sont, ne sont ils pas là pour quelque chose d'autrement moins égoïste?
Imaginons un seul instant que cet homme possédé soit finalement investi d'une mission pour sauver l'humanité, qu'il agit en secret, et que les pillages, les meurtres, la répression ne sont que des écrans de fumée?
Peut être est ce dieu lui même qui l'a envoyé sur terre...

Bien sûr que, ce ne sont que des conneries, cet homme bientôt fini ne paiera même pas pour tous ses crimes.

Il faut savoir doser son jugement.
Pour Timber Timbre, c'est un peu la même chose; c'est le genre de groupe canadien qui ont tout un tas d'influences de haut rang tant et tellement de fois pompés qu'on ne veut même plus les citer, mais les morceaux (canadiens) sont BONS.
L'atmosphère (canadienne) est BONNE.
La copie (mondialo-canadienne) est BONNE

Ha et puis, ils sont canadiens.


dimanche 20 février 2011

Radiohead - The King of Limbs



 Le cancer qu'elle saloperie mes amis!
Et pourtant il faut s'y faire. Si cette maladie a un cerveau, nous serons nombreux à partir avec elle...
Ou plutôt, elle ne nous accompagne que jusqu'au dernier souffle, puisqu'après elle s'en va discrètement s'en prendre à un autre auteur alcoolique, comme l'a démontré avec brio Bertrand Blié dans son dernier film.


Et nous serons de plus en plus nombreux à la côtoyer.
Peau (dit aussi mélanome, pas douloureux dans un premier temps, mais une fois déclaré il faut rapidement faire ses valises), poumons (26 624 décès en 2005, le plus fréquemment choisit), cerveau (loin d'être le plus répandu en France), sang, moelle osseuse, poumons, ou encore le lymphone non-hodgkinien rendu célèbre grâce à Jacqueline Kennedy ... les possibilités sont infinies et il ne reste que  l'embarras du choix.

Presque un combat pour l'homme moderne

Alors est ce sans espoir?

Bien sur que non, sous couche populaire cancéreuse!


Des chercheurs dans le domaine de la médecine nucléaire (et plus précisément l'imagerie médicale) tentent de localiser en trois dimensions des corps à l'intérieur des patients (type tumeur) tout en réduisant la dose de produit radioactif injecté à ces derniers.

Alors pourquoi, futurs repas à verres de terre, doit-on injecter un produit radioactif ?? 
Parce que c'est un moyen efficace de faire de l'imagerie non intrusive ou sans mettre à l'intérieur du corps du patient une caméra...
Pour ce faire, ils utilisent (tout simplement) trois axes, deux servent à définir un axe le long duquel se situe la cible et un troisième appelé TPC à xenon liquide qui permet de déterminer le point d'intersection sur cet axe.
La TPC à xenon liquide fonctionne sur le principe de l'effet compton pour déterminer l'angle d'incidence de la particule que nous détectons.
L'effet Compton dit que si on connait l’énergie d'une particule diffusée lors d'un choc entre un photon et la matière, alors on peut déterminer l'angle d'incidence du photon.
Pour déterminer où les interactions ont lieu dans la TPC avec quelle énergie il faut une électronique de lecture.


De cette manière, ils peuvent directement, et plus précisément aller botter le cul de la petite tumeur (il faut vraiment être con pour pas avoir compris).


Mais tout ceci, c'est l'avenir.
Pour le présent, c'est toujours un peu la même chose...
Ha oui et puis Radiohead ressort un nouveau disque...

Alors comme une tumeur peut reculer si le corps et l'esprit le souhaitent et le combattent, on choisit si l'on aime Radiohead on non; car il faut être fou pour oser juger leur travail :
Basquiat jugeait t'il les fantaisies de Warhol?
Les italiens jugeaient t'ils Michel-Ange?
De Beauvoir jugeait t'elle le physique de Sartre?

Alors quand le meilleur groupe corporate du monde sort un nouveau disque, on écoute quoi qu'il arrive, et quand bien même c'est linéaire et sans prises de risques... on écoute...





lundi 7 février 2011

Black Tambourine - Complete recordings


Ouroboros!

Ou : le serpent qui se mord la queue!
Ce vieux symbole egyptien représente le cycle éternel de la nature (ou d'autofécondation suivant les cultures).

En musique, Ouroboros se dit : Qui a piqué quoi à qui?

Car bien avant Broadcast, un peu avant le shoegaze, bien avant la surf attitude "Girrrls Riot" d'un ennui accablant, et avant la culture rock féminin années 2000 beaucoup moins grunge car plus portée "sex" (ou sont les L7 diantre?), il y a la tête du serpent : Black Tambourine.

La formation se fait au début des années 90 à Washington D.C, qui comme chacun sait, est le berceau d'une multitude de cultures (années 80 à 90) qui n'est pourtant jamais cité en référence, Sonic Youth oblige (c'est toujours moins risqué de les nommer).

Ce qui est très drole donc dans ce disque, c'est d'identifier clairement tous les salopards de raclures de copieurs qui inventèrent des genre improbables pour masquer l'origine du plagiat.
Alors mort à eux, et vivent les groupes qui s'en inspirèrent de façon plus audacieuse et plus intelligente surtout. Comme par exemple Kaito, grand oublié des années 2000 avec pourtant des albums à tubes entre Sonic Youth et les Black Tambourine (comme quoi...)

Le "complete recordings" regroupe tous les morceaux doux comme des fraises tagada, mais taillés dans la pierre et costaux comme de la Duvel, entre balade shoegaze et inspiration punk Washington DC.
Le terme ramène très fortement à l'esprit émo/screamo de ces groupes qui pouvaient également placer toute une carrière sur une seule galette, donc la boucle est bouclée, la roue tourne, il n'y à rien à jeter là dedans avec une proximité comme celle ci, avec tout de même une petite différence :
Si les groupes à vie de courte durée donnaient ce qu'ils avaient dans le sac en peu de temps (avant de s'entre tuer), les Black Tambourine réapparaissent comme par magie 20 ans après (probablement par amour, et pas parce qu'ils se font mousser de tous côtés parce que c'est très tendance de parler d'eux...)
Reste plus qu'à trouver à qui ils ont tout pompé pour vraiment briller en soirée.

dimanche 6 février 2011

Tu Fawning - Hearts On Hold




Quel lien y a t'il entre le petit village salvateur Bugarach, les soulèvements de peuples des pays Arabes, l'arnaque mondiale Laurent Gbagbo, et les reptiliens?
Aucun.


Quel lien y a t'il entre ces éléments et Tu Fawning,
Aucun.

Quel est le lien entre 31 Knots et Tu Fawning?
Joe Haege.

Après avoir amené son premier bébé au sommet tant en studio que sur scène (même qu'il est complètement ivre, mais il ne met pas une note à côté), et quelques projets plus ou moins sympa, il fonde Tu fawning avec une blonde présentée comme l'Artiste indé de Portland, et une poignée d'inconnus.

Certains se précipitent à Bugarach la peur au ventre voulant éviter la fin du monde, d'autres peuvent se rassurer en écoutant un disque simple et percutant, loin de toutes les parodies assommantes du moments.
Ici là on se dit concerné et impliqué dans les émeutes rejetant enfin des dictateurs sans carrures (non parce que à côté de Poutine, ils sont quand même bien mignons), on peut aussi rester dans son coin à écouter un disque à la limite du baroque romantique et appaisant.

En ce qui concerne Gbabo, tout le monde l'a dans le c..
(et bien profond)



PAS DE LIEN CAR LA DCMA NE VEUT PAS (sous peine de poursuite houlala)

dimanche 30 janvier 2011

Dark Dark Dark – The Snow Magic



La france fut, il y a bien longtemps, le pays des Lumières.
Mais pas que,
Elle fut aussi un refuge inépuisable d’intellectuels, philosophes, écrivains, artistes, musiciens, réalisateurs porno...
Mais pas que,
Les plus grands jazzman venaient inlassablement à la capitale pour se faire mousser par un public passionné et respectueux, et, il faut bien l'avouer, véritablement moins raciste que certains...
Et puis, objectivement, tout le monde nous aime.

Alors dans ce nouveau millénaire, il n'est pas étonnant de trouver des artistes (Américains, ou même Canadiens) qui viennent encore tout pomper ici.

C'est le cas de l'introuvable premier album de Dark Dark Dark, très "frenchy".
L'utilisation de l’accordéon, le chant très nonchalant, de vrai textes, la scie musicale, sont les premiers éléments incriminant le plagiat orchestré par le charme trouble de la chanteuse (elle est moche).

Grace à certains morceaux, on retrouverait presque un esprit de guinguette dansante et festive (voire Tzigane), tel qu'on les imagine dans la période d'après guerre (qui était en France!)

On s'y sent bien dans cet univers, on ferme les yeux (pour ne pas voir la chanteuse), on commence à fredonner, on revoit Pigalle, on passe dans des petites rues sombres, on remonte vers Montmartre, Paris respire sa fierté.
Tout en haut, on retire sa casquette d'un geste gracieux, révérencieux, on salue une jeune femme pour se retrouver seul au monde dans ce bal populeux, d'une seule main emprisonner sa taille, ses seins les plis de son corsage bleu, on aurait bien faillit gagner la bataille.

Que du bonheur donc.
Sauf que ces salopars assassinent tout avec un BANJO! Mais pas un banjo tout mignon, non! Un banjo bien métallique qui fait Texas...
Sans cet limogeage , l'ensemble se tient de bout en bout et annonce ce qui sera par la suite avec Bright Bright Brigh, ou même avec Wild Go, un très grand groupe.