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lundi 11 juillet 2011

Orval Carlos Sibelius - Recovery Tapes




« Si vous en avez fini avec le passé, le passé n'en à pas fini avec vous »
Voici donc un petit exemple haut en surface : nous pensions en avoir fini avec l'insupportable affaire de meurs du fumiste porc fm-iste de gauche (que nous attendions tous comme le sauveur, mais c'est comme tout le reste, on attend, on attend, et on attend encore, ensuite on attend toujours et encore, ...), mais les événements en ont décidé autrement, et "on" nous en remet une couche tellement épaisse qu’on ne voit plus le bout de la table.
De quel droit tous ces gens, pourtant d'un niveau supérieur à un ingénieur en java j2ee, de quel droit donc, peuvent ils prétendre que nous n'attendons que ça?
Que nous en revoulons, encore et encore, jusqu'à ce qu'ils nous retirent l'affaire dès la prochaine catastrophe naturelle grave (comptez plus de mille morts aujourd'hui pour une bonne catastrophe, la vedette ayant déjà été volé par Haïti).

Si les journalistes nous font subir toutes ces vilénies, c’est bien parce qu’il savent comment fonctionne notre cerveau.

Mais d’abord, qu’est ce que le cerveau ?
Le cerveau est le principal organe du système nerveux des animaux.
Au sens strict, le cerveau est l'ensemble des structures nerveuses dérivant du prosencéphale (diencéphale et télencéphale). Dans le langage courant, ce terme peut désigner l'encéphale dans son ensemble ou, à l'inverse, uniquement le télencéphale ou le cortex cérébral.

Et puis, c’est important mais, où est t’il ?
Chez les vertébrés, il est au niveau de la tête, alors que, par analogie, les invertébrés l’ont dans le cul.
De là, il est peut être possible d’établir enfin de nouvelles règles scientifiques :
Les invertébrés ont le cerveau dans le cul, alors que pour l’homme, c’est tout le reste qu’il a dans le cul :
Le prix des matières premières : dans le cul !
Le prix de n’importe quel produit de la vie quotidienne : dans le cul !
Vivre libre : dans le cul !
Un boulot sympa, non épuisant, rémunéré de façon convenable pour acheter une 963 turbo en Targa de couleur rouge : dans le cul !
Donc les invertébrés sont des êtres heureux qui ne subissent aucunes injustices.

Quoi qu’il en soit, le cerveau serait t’il donc le premier organe à se développer chez l’homme ?
Parce qu’après la
naissance, parfaitement expliquée ici, il va être intéressant de comprendre la construction d’un individu, donc :

Le cerveau, quoi, comment, combien ?
Ce petit bijou de technologie plus puissant qu’un Ipad 2 est une structure complexe contenant jusqu’à plusieurs milliards de neurones connectés les uns aux autres.
Il est important de noter que l’on dit UN neurones, car c’est LE neurone qui contrôle tout, donc c’est au masculin.
Ces neurones sont fabriqués principalement avant la naissance, et le cerveau du nouveau-né contient substantiellement plus de neurones que celui de l’adulte, doù le dicton :
« La vérité sort de la bouche des enfants » (et par ailleurs, l’expression « vieux con »).
Mais le temps et l’âge n’ont pas pour unique fonction d’assassiner nos neurones, puisque certaines savent se régénérer d’elles même, mais ce sont principalement le bulbe-olfactif (la vue), et le gyrus dentatus de l’hippocampe (les dents pour nager ??!), ce qui a revient à dire que ce ne sont pas les plus utiles.

Comment se développe le cerveau ?
On ne sait pas vraiment !
Oui, cette réponse semble un peu expéditive, mais c’est un fait, on en sait finalement peu sur l’incidence des facteurs extérieurs qui vont déterminer la personnalité d’un être.
Il est possible que les éléments soient constitués d’un amas d’informations et de mimétismes venant du milieu social natif, de la personnalité des parents, de la répétition d’un discours des parents, de la mauvaise foi des parents, de la fortune des parents, et puis de quelques bruits extérieurs.
Donc les parents sont en partie responsables de tous les maux que l’individu va connaître.

Les chats ne font pas des chiens, alors il est maintenant possible d’établir un schéma :

Femme riche + Homme riche = Enfant riche
Femme pauvre + Homme Pauvre = Enfant pauvre
Femme pauvre avec espoir + Homme pauvre = Enfant angoissé
Femme pauvre + Homme riche = Européen tourmenté
Femme riche arrogante + Homme riche = Européen tourmenté avec porte feuille.


C’est donc toute une grande aventure qui se présente devant nos yeux qui ne peuvent pas saisir toute la complexité du cerveau puisqu’il n’est utilisé qu’à 10% (peut être que les 90% restant sont partagés entre sensibilité et pouvoirs magiques).

L’échappé génie du groupe de génies Centenaire lui, sait cuisiner (avec les moyens du bord, c’est à dire pas grand chose : ghetto blaster et huit pistes moyens de gamme) tous ces éléments, ainsi que ceux oubliés en partie à 90%, et livre des albums avec légèreté et finesse de façon progressive et progressivement progressant.
C'est intelligent, comme si les cerveaux pouvaient enfin communiquer pour nous donner ce que nous attendons de la musique en 2011 : Ne pas se faire chier quand on écoute quelque chose de nouveau.

Si le monde tourne avec 10% de la ressource neurologique, on peut dors et déjà dire qu'il n'est pas nécessaire d'un ensemble complet pour que les choses fonctionnent.
En effet! Parce que l'album a été fait avec des petits moyens, du petit matériel (pas de pc, de mac, de cubase et se plug-in aussi creux qu'une assiette à soupe), et dans l'urgence : oui, Carlos (enfin Axel) partait en voyage au Mali, et de peur de passer sous un piano, a préféré tout finir avant de prendre l'avion.


Le résultat est pourtant là, et en plus, cet histoire d'un homme qui a peur de sa mort, de ne pas laisser la trace désirée, wha! C'est puissant!
Quoi qu'il en soit, des tubes comme "I don't want a baby" resteront dans nos cerveaux pour un bon moment.




samedi 8 janvier 2011

Karaocake - Rows & Stiches (vinyle edition)




La nouvelle année commence comme se terminait la précedente, des dictateurs malins comme des renards qui conservent un pouvoir malgré une "élection" perdue et des états burnés menaçants; un pétrole toujours en hausse pourtant proche des valeurs records fin décembre.
Les "bons" indicateurs économiques américains impliquent déjà des hausses alors que personne ne semble vraiment sortie de la crise. Mais quelle crise?

Toujours est il que la redondance annuelle permet parfois une seconde chance, comme celle accordée à Camille Chambon pour la sortie de l'édition vinyle de son disque déjà sorti en 2010.

Tout snobisme mis à part, la première écoute donnait lieu à une attaque convulsive sans même avoir bu de café (qui d'après les scientifiques serait l'unique responsable de l'épilepsie).
Insultant et profane, cette ouverture semblait à des années lumières du talent et de toute l'humanité des premières démo.
On retrouvait des versions Madonnanisées de ses meilleurs morceaux devenus cultes juste par le côté "pas pro, mais alors pas pro du tout" d'une production maladroite et tellement DIY qu'elle explosait de sensibilité.
Rarement des démo atteignent ce niveau de proximité avec l'auditeur.


Les nouvelles compositions furent (très) intéressantes, mais l'affront fait au passé restait quelque peu bloqué en travers de la gorge, comme si on ne pouvait expliquer clairement pourquoi le prix du baril explose parfois pour les mêmes raisons qu'il peut chuter.


Ce qui était certainement choquant sur l'instant, était le changement.
A cela on peut parler de la petite grenouille : Si elle est jetée dans une eau bouillante, elle sautera d'elle même à l’extérieure, alors qu'à contrario, si elle est confortablement à barboter dans une eau tiède, et que la température monte progressivement, elle périra sans même s'en rendre compte.
A comprendre : Camille, avec une production au top, surprend par l'évolution un tantinet trop rapide.

Alors acceptons le changement, car après tout, les paroles bien souvent roucoulantes et touchantes un poil féminin, sans atteindre l'ennui et les règles d'une Jeanne Cherhale, sont toujours aussi prenantes et à reprendre en coeur (toute la journée, dans les transports, au travail...)

lundi 3 janvier 2011

My Jazzy Child - The Drums



L'enseignement bouddhiste tente par divers chemins et images d'expliquer ce qu'est la vacuité.
Les jeunes élèves avouent rencontrer quelques difficultés à intégrer ce concept qui pourtant expliquerait à lui tout seul toute l'essence de leur science.
Certaines choses ne s'expliquent pas, et souvent les grandes questions restent sans réponses :
Pourquoi les oranges d'Espagne sont elles si mauvaises?
Qui a choisi le mot "mélanome"?
Pourquoi la chanteuse de Dark Dark Dark est elle si moche?
Pourquoi Mingus est il blanc (parce que à la vue du nom, ... à moins que ce ne soit... HAn!?)

Sorte de Philippe Manoeuvre avec le sourire, presque une encyclopédie vivante de la musique du 20iéme siècle, Damien Mingus aka My Jazzy Child en à déjà vu plus d'une de sortie de disque, et pour son dernier enfant, c'est le 1er janvier qu'il a choisi de couper l'herbe sous le pied à tout le monde.

Dix ans et une tripoté de projets oniriques comme le Domotic et My Jazzy Child, maxi, compilations, albums, groupes, avec tous ses copains qui tournent de près ou de loin autour de clapping music.
Cette fois ci, c'est six années de travail passionné pour offrir au monde en lendemain de fête un éventail culturel des années 1900 à 2012 (après quoi, skwik!, nous serons tous morts et incapables d'affirmer que le disque ne sera même pas démodé).

Six ans, presque une retraite méditative.

L'expérience parle d'elle même, le disque oscille entre prises studio "live" sur des tubes rock'&'rollesque, ambiances kraut revival, et toujours cette vocalise apaisante et coffresque (adj. qui vient du coffre).
Vivant et spirituel, cet album marche sur le sentier octuple.
Le disque sera idéal pour (espérons le) une prochaine sortie vinyle pour une face A très indie rock des années 90, et une face B plus expérimentale, plus baroque, plus personnelle, avec en prime une réprise délicate et subtile de Lou Reed.

S'il n'y avait qu'une seule chose à redire : la courte durée des morceaux, qui ne reflète pas l'idée du temps nécessaire pour la quête de l'éveil, guidant à un état de conscience fondamental, immuable, indestructible et d'une envergure infinie.
Mais qu'importe, le but n'était pas là, mais de faire un disque personnel, touchant, sans prétentions ou grandes intentions, et mettre tout les ingrédients dont raffole Mingus : un déluge de batterie (par King QV !), des basses sexy et ce piano Rhodes (qui est un Philips vintage et beau comme un dieu).


vendredi 5 février 2010

Domotic & My Jazzy Child - Chansons d'été


On ne va pas s’envoyer une présentation power point ou tenter de retracer un organigramme de toute la nouvelle culture intelligente française (celle qui rôde autour de clapping music ou l’amicale), d’autant plus que cette dernière est à la nouvelle scène française ce que les Monthy Pythons sont à l’humour anglais.

Mais pour faire court, My Jazzy Child et Domotic sont deux lascars échappés tout droit de Centenaire (qui lui-même possède des musiciens qui courent partout), groupe du désormais célèbre et très respectable label Clapping Music.

Les deux dudes sont aussi présents dans nombres de projets délicieux, mais on ne va pas faire les présentations sans cette présentation power point.

La légende veut que ces deux intellos soient partis en vacances dans le sud pour enregistrer des sessions d’improvisations avec tout plein d’instruments très sympa.

Ils enregistrent et rajoutent tout un tas de couches et pistes pour donner naissance à cette petite merveille qui reste très certainement l’album culte de la fin 2009.

C’est très léché, très classe, parfois tendre (Chanson de Fleur), parfois kraut (Chanson de Gecko) mais toujours d’une extrême sensibilité. On dirait du Centenaire, mais en mieux.

On peut se toucher des heures à parler de ce disque (Cf la pléiade de critiques sur le net), le mieux c’est de le télécharger gratuitement sur le fabuleux site de l’amicale (Parce qu'en plus c'est sur le label de l'Amicale Underground, bla bla bla...)


Avoir la tête dans le sud