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lundi 5 décembre 2011

Radiohead - TKOL RMX


Ils nous l'ont bien fait à l'envers avec leur tapinage médiatique, leur promo anti promo, les buzz aussi mauvais que ceux d'Apple, et surtout cet album à pré commander avant la sortie officielle (bandes de gros fumiers, jamais reçu, et Thom York qui ne répond pas aux mails de relance).

Oui braves gens, il faut s'y faire : le plus grand groupe anglais au monde des années 90 est devenu vieux avant l'age.
Vieux, con, ringard, et presque inaudible tellement la créativité est loin loin loin.
The King of Limbs est un album aussi creux qu'un appareil à gauffres : pas de tubes, pas de morceaux qui sortent du lots, pas d'intro accrocheuses, pas de morceaux à remettre en boucle, non, que de l'ennui et des beuglements pour fans en chaleur, mais alors grosse chaleur.

Et comme si ça ne suffisait pas, ces enfoirés sortent tous les deux mois des mini ep à télécharger (à conditions d'avoir pré commander le disque avant sa sortie en janvier, celui qui n'est jamais arrivé) aussi attractifs qu'un film de Luc Besson.

Et comme si ça ne suffisait toujours pas, comme si notre besoin de consolation était impossible à rassasier, ils sortent régulièrement des remixes du disque : comme si ce disque était bien! Ha Ha!

Mais c'est quand tout espoir que ne serait ce qu'un espoir puisse miraculeusement se produire, quand l'attente à fait place à l'amertume, quand on veut décrocher ce qui restait accroché, que déboule d'on ne sait où, ce mini ep, pas mal, que dire, sympa, ho que dire, inespéré!
Parce que remixer de la merde, ça revient à faire de la merde, en théorie...

On peut toujours rêver

dimanche 20 février 2011

Radiohead - The King of Limbs



 Le cancer qu'elle saloperie mes amis!
Et pourtant il faut s'y faire. Si cette maladie a un cerveau, nous serons nombreux à partir avec elle...
Ou plutôt, elle ne nous accompagne que jusqu'au dernier souffle, puisqu'après elle s'en va discrètement s'en prendre à un autre auteur alcoolique, comme l'a démontré avec brio Bertrand Blié dans son dernier film.


Et nous serons de plus en plus nombreux à la côtoyer.
Peau (dit aussi mélanome, pas douloureux dans un premier temps, mais une fois déclaré il faut rapidement faire ses valises), poumons (26 624 décès en 2005, le plus fréquemment choisit), cerveau (loin d'être le plus répandu en France), sang, moelle osseuse, poumons, ou encore le lymphone non-hodgkinien rendu célèbre grâce à Jacqueline Kennedy ... les possibilités sont infinies et il ne reste que  l'embarras du choix.

Presque un combat pour l'homme moderne

Alors est ce sans espoir?

Bien sur que non, sous couche populaire cancéreuse!


Des chercheurs dans le domaine de la médecine nucléaire (et plus précisément l'imagerie médicale) tentent de localiser en trois dimensions des corps à l'intérieur des patients (type tumeur) tout en réduisant la dose de produit radioactif injecté à ces derniers.

Alors pourquoi, futurs repas à verres de terre, doit-on injecter un produit radioactif ?? 
Parce que c'est un moyen efficace de faire de l'imagerie non intrusive ou sans mettre à l'intérieur du corps du patient une caméra...
Pour ce faire, ils utilisent (tout simplement) trois axes, deux servent à définir un axe le long duquel se situe la cible et un troisième appelé TPC à xenon liquide qui permet de déterminer le point d'intersection sur cet axe.
La TPC à xenon liquide fonctionne sur le principe de l'effet compton pour déterminer l'angle d'incidence de la particule que nous détectons.
L'effet Compton dit que si on connait l’énergie d'une particule diffusée lors d'un choc entre un photon et la matière, alors on peut déterminer l'angle d'incidence du photon.
Pour déterminer où les interactions ont lieu dans la TPC avec quelle énergie il faut une électronique de lecture.


De cette manière, ils peuvent directement, et plus précisément aller botter le cul de la petite tumeur (il faut vraiment être con pour pas avoir compris).


Mais tout ceci, c'est l'avenir.
Pour le présent, c'est toujours un peu la même chose...
Ha oui et puis Radiohead ressort un nouveau disque...

Alors comme une tumeur peut reculer si le corps et l'esprit le souhaitent et le combattent, on choisit si l'on aime Radiohead on non; car il faut être fou pour oser juger leur travail :
Basquiat jugeait t'il les fantaisies de Warhol?
Les italiens jugeaient t'ils Michel-Ange?
De Beauvoir jugeait t'elle le physique de Sartre?

Alors quand le meilleur groupe corporate du monde sort un nouveau disque, on écoute quoi qu'il arrive, et quand bien même c'est linéaire et sans prises de risques... on écoute...