dimanche 27 février 2011

Timber Timbre - Timber Timbre



Bien souvent, il nous manque nombre d'éléments utiles pour juger une situation.
L'homme s'empresse donc de jetter une conclusion hâtive sans procès équitable, sans éléments scientifiques, sans rien du tout.
Qui es tu homme? Dieu?

À toute petite échelle par exemple, combien de fois s'énerve t'on face à la tristesse marqué d'un jeune en sortie pour qui tout semble être une tragédie; on en vient vite à se dire que son mal être a bien des raisons, mais en creusant un peu, on apprend qu'il vient tout simplement de découvrir du plastique dans sa C.
De même que quand un président annonce un remaniement ministériel car la situation des pays arabes l'impose, il il ne nous est pas permis de penser qu'il nous prend pour des cons

Et les riches européens tourmentés qui du jour au lendemain hurle sur des petits dictateurs proches orientaux et réclament leur tête, sont ils vraiment objectifs?
Des gens comme Kadhafi, tout aussi puissant qu'ils sont, ne sont ils pas là pour quelque chose d'autrement moins égoïste?
Imaginons un seul instant que cet homme possédé soit finalement investi d'une mission pour sauver l'humanité, qu'il agit en secret, et que les pillages, les meurtres, la répression ne sont que des écrans de fumée?
Peut être est ce dieu lui même qui l'a envoyé sur terre...

Bien sûr que, ce ne sont que des conneries, cet homme bientôt fini ne paiera même pas pour tous ses crimes.

Il faut savoir doser son jugement.
Pour Timber Timbre, c'est un peu la même chose; c'est le genre de groupe canadien qui ont tout un tas d'influences de haut rang tant et tellement de fois pompés qu'on ne veut même plus les citer, mais les morceaux (canadiens) sont BONS.
L'atmosphère (canadienne) est BONNE.
La copie (mondialo-canadienne) est BONNE

Ha et puis, ils sont canadiens.


dimanche 20 février 2011

Radiohead - The King of Limbs



 Le cancer qu'elle saloperie mes amis!
Et pourtant il faut s'y faire. Si cette maladie a un cerveau, nous serons nombreux à partir avec elle...
Ou plutôt, elle ne nous accompagne que jusqu'au dernier souffle, puisqu'après elle s'en va discrètement s'en prendre à un autre auteur alcoolique, comme l'a démontré avec brio Bertrand Blié dans son dernier film.


Et nous serons de plus en plus nombreux à la côtoyer.
Peau (dit aussi mélanome, pas douloureux dans un premier temps, mais une fois déclaré il faut rapidement faire ses valises), poumons (26 624 décès en 2005, le plus fréquemment choisit), cerveau (loin d'être le plus répandu en France), sang, moelle osseuse, poumons, ou encore le lymphone non-hodgkinien rendu célèbre grâce à Jacqueline Kennedy ... les possibilités sont infinies et il ne reste que  l'embarras du choix.

Presque un combat pour l'homme moderne

Alors est ce sans espoir?

Bien sur que non, sous couche populaire cancéreuse!


Des chercheurs dans le domaine de la médecine nucléaire (et plus précisément l'imagerie médicale) tentent de localiser en trois dimensions des corps à l'intérieur des patients (type tumeur) tout en réduisant la dose de produit radioactif injecté à ces derniers.

Alors pourquoi, futurs repas à verres de terre, doit-on injecter un produit radioactif ?? 
Parce que c'est un moyen efficace de faire de l'imagerie non intrusive ou sans mettre à l'intérieur du corps du patient une caméra...
Pour ce faire, ils utilisent (tout simplement) trois axes, deux servent à définir un axe le long duquel se situe la cible et un troisième appelé TPC à xenon liquide qui permet de déterminer le point d'intersection sur cet axe.
La TPC à xenon liquide fonctionne sur le principe de l'effet compton pour déterminer l'angle d'incidence de la particule que nous détectons.
L'effet Compton dit que si on connait l’énergie d'une particule diffusée lors d'un choc entre un photon et la matière, alors on peut déterminer l'angle d'incidence du photon.
Pour déterminer où les interactions ont lieu dans la TPC avec quelle énergie il faut une électronique de lecture.


De cette manière, ils peuvent directement, et plus précisément aller botter le cul de la petite tumeur (il faut vraiment être con pour pas avoir compris).


Mais tout ceci, c'est l'avenir.
Pour le présent, c'est toujours un peu la même chose...
Ha oui et puis Radiohead ressort un nouveau disque...

Alors comme une tumeur peut reculer si le corps et l'esprit le souhaitent et le combattent, on choisit si l'on aime Radiohead on non; car il faut être fou pour oser juger leur travail :
Basquiat jugeait t'il les fantaisies de Warhol?
Les italiens jugeaient t'ils Michel-Ange?
De Beauvoir jugeait t'elle le physique de Sartre?

Alors quand le meilleur groupe corporate du monde sort un nouveau disque, on écoute quoi qu'il arrive, et quand bien même c'est linéaire et sans prises de risques... on écoute...





lundi 7 février 2011

Black Tambourine - Complete recordings


Ouroboros!

Ou : le serpent qui se mord la queue!
Ce vieux symbole egyptien représente le cycle éternel de la nature (ou d'autofécondation suivant les cultures).

En musique, Ouroboros se dit : Qui a piqué quoi à qui?

Car bien avant Broadcast, un peu avant le shoegaze, bien avant la surf attitude "Girrrls Riot" d'un ennui accablant, et avant la culture rock féminin années 2000 beaucoup moins grunge car plus portée "sex" (ou sont les L7 diantre?), il y a la tête du serpent : Black Tambourine.

La formation se fait au début des années 90 à Washington D.C, qui comme chacun sait, est le berceau d'une multitude de cultures (années 80 à 90) qui n'est pourtant jamais cité en référence, Sonic Youth oblige (c'est toujours moins risqué de les nommer).

Ce qui est très drole donc dans ce disque, c'est d'identifier clairement tous les salopards de raclures de copieurs qui inventèrent des genre improbables pour masquer l'origine du plagiat.
Alors mort à eux, et vivent les groupes qui s'en inspirèrent de façon plus audacieuse et plus intelligente surtout. Comme par exemple Kaito, grand oublié des années 2000 avec pourtant des albums à tubes entre Sonic Youth et les Black Tambourine (comme quoi...)

Le "complete recordings" regroupe tous les morceaux doux comme des fraises tagada, mais taillés dans la pierre et costaux comme de la Duvel, entre balade shoegaze et inspiration punk Washington DC.
Le terme ramène très fortement à l'esprit émo/screamo de ces groupes qui pouvaient également placer toute une carrière sur une seule galette, donc la boucle est bouclée, la roue tourne, il n'y à rien à jeter là dedans avec une proximité comme celle ci, avec tout de même une petite différence :
Si les groupes à vie de courte durée donnaient ce qu'ils avaient dans le sac en peu de temps (avant de s'entre tuer), les Black Tambourine réapparaissent comme par magie 20 ans après (probablement par amour, et pas parce qu'ils se font mousser de tous côtés parce que c'est très tendance de parler d'eux...)
Reste plus qu'à trouver à qui ils ont tout pompé pour vraiment briller en soirée.

dimanche 6 février 2011

Tu Fawning - Hearts On Hold




Quel lien y a t'il entre le petit village salvateur Bugarach, les soulèvements de peuples des pays Arabes, l'arnaque mondiale Laurent Gbagbo, et les reptiliens?
Aucun.


Quel lien y a t'il entre ces éléments et Tu Fawning,
Aucun.

Quel est le lien entre 31 Knots et Tu Fawning?
Joe Haege.

Après avoir amené son premier bébé au sommet tant en studio que sur scène (même qu'il est complètement ivre, mais il ne met pas une note à côté), et quelques projets plus ou moins sympa, il fonde Tu fawning avec une blonde présentée comme l'Artiste indé de Portland, et une poignée d'inconnus.

Certains se précipitent à Bugarach la peur au ventre voulant éviter la fin du monde, d'autres peuvent se rassurer en écoutant un disque simple et percutant, loin de toutes les parodies assommantes du moments.
Ici là on se dit concerné et impliqué dans les émeutes rejetant enfin des dictateurs sans carrures (non parce que à côté de Poutine, ils sont quand même bien mignons), on peut aussi rester dans son coin à écouter un disque à la limite du baroque romantique et appaisant.

En ce qui concerne Gbabo, tout le monde l'a dans le c..
(et bien profond)



PAS DE LIEN CAR LA DCMA NE VEUT PAS (sous peine de poursuite houlala)

dimanche 30 janvier 2011

Dark Dark Dark – The Snow Magic



La france fut, il y a bien longtemps, le pays des Lumières.
Mais pas que,
Elle fut aussi un refuge inépuisable d’intellectuels, philosophes, écrivains, artistes, musiciens, réalisateurs porno...
Mais pas que,
Les plus grands jazzman venaient inlassablement à la capitale pour se faire mousser par un public passionné et respectueux, et, il faut bien l'avouer, véritablement moins raciste que certains...
Et puis, objectivement, tout le monde nous aime.

Alors dans ce nouveau millénaire, il n'est pas étonnant de trouver des artistes (Américains, ou même Canadiens) qui viennent encore tout pomper ici.

C'est le cas de l'introuvable premier album de Dark Dark Dark, très "frenchy".
L'utilisation de l’accordéon, le chant très nonchalant, de vrai textes, la scie musicale, sont les premiers éléments incriminant le plagiat orchestré par le charme trouble de la chanteuse (elle est moche).

Grace à certains morceaux, on retrouverait presque un esprit de guinguette dansante et festive (voire Tzigane), tel qu'on les imagine dans la période d'après guerre (qui était en France!)

On s'y sent bien dans cet univers, on ferme les yeux (pour ne pas voir la chanteuse), on commence à fredonner, on revoit Pigalle, on passe dans des petites rues sombres, on remonte vers Montmartre, Paris respire sa fierté.
Tout en haut, on retire sa casquette d'un geste gracieux, révérencieux, on salue une jeune femme pour se retrouver seul au monde dans ce bal populeux, d'une seule main emprisonner sa taille, ses seins les plis de son corsage bleu, on aurait bien faillit gagner la bataille.

Que du bonheur donc.
Sauf que ces salopars assassinent tout avec un BANJO! Mais pas un banjo tout mignon, non! Un banjo bien métallique qui fait Texas...
Sans cet limogeage , l'ensemble se tient de bout en bout et annonce ce qui sera par la suite avec Bright Bright Brigh, ou même avec Wild Go, un très grand groupe.


jeudi 20 janvier 2011

Wooden Shjips - Volume 1


Pour éviter tout débat sur les groupes d'aujourd'hui qui se sont fait piquer leurs idées dans les années 70, il est de rigueur de parler de l'avenir.

Mais quel avenir? Nous serons tous d'ici deux ans, noyés dans un océan ou bien tout carbonisé par la colère du ciel.
En espérant le cas échéant, d'être transformé en petite boule de carbone comme dans le voyage de Chihiron, elles sont trop mignonnes!

Et puis sous cette forme, nous serons capable de nous frotter à la chaleur psychédélique de Wooden Shjips, formation de San Fransisco aux têtes de mangeurs d'hommes qui écoutent black sabbath pendant les rituels, et qui est de la haute sphère des groupes dopés au Vintage.

Pour la petite histoire, Crosby, Stills & Nash et Jefferson Airplane sortaient tous les deux un morceau intitulé "Wooden Ships" en 1960, mais c'est bizarre, parce que là c'est Wooden ShJips, alors aucune preuve d'un quelconque rapprochement.

A l'écoute du Volume 1, sorte de compilation de singles (les autres disques sont moins fou-fou), il est difficile d'imaginer les voir prendre du plaisir en jouant tant la valeur hypnotique est élevée.
Un tube comme Shrinking moon for you doit leur donner envie poser les instruments et de se jeter dans un canapé d'acides et autres psychotropes sympa.

Pour la recette, ils ne se sont pas trop foulé, une intro ligne de basse à trois note, entrée des autres instruments, et une boucle de dix minutes, ou juste peut être une note qui change à 6 : 52, mais il n'en faut pas plus; une fois le morceau commencé, les trois régions du cerveau (limbique, reptilien et cortex bien entendu) s’entremêlent et n'en démordent plus et le corps répond absent à toutes attaques extérieures...
Bref, il ne faut pas commencer.

samedi 8 janvier 2011

Karaocake - Rows & Stiches (vinyle edition)




La nouvelle année commence comme se terminait la précedente, des dictateurs malins comme des renards qui conservent un pouvoir malgré une "élection" perdue et des états burnés menaçants; un pétrole toujours en hausse pourtant proche des valeurs records fin décembre.
Les "bons" indicateurs économiques américains impliquent déjà des hausses alors que personne ne semble vraiment sortie de la crise. Mais quelle crise?

Toujours est il que la redondance annuelle permet parfois une seconde chance, comme celle accordée à Camille Chambon pour la sortie de l'édition vinyle de son disque déjà sorti en 2010.

Tout snobisme mis à part, la première écoute donnait lieu à une attaque convulsive sans même avoir bu de café (qui d'après les scientifiques serait l'unique responsable de l'épilepsie).
Insultant et profane, cette ouverture semblait à des années lumières du talent et de toute l'humanité des premières démo.
On retrouvait des versions Madonnanisées de ses meilleurs morceaux devenus cultes juste par le côté "pas pro, mais alors pas pro du tout" d'une production maladroite et tellement DIY qu'elle explosait de sensibilité.
Rarement des démo atteignent ce niveau de proximité avec l'auditeur.


Les nouvelles compositions furent (très) intéressantes, mais l'affront fait au passé restait quelque peu bloqué en travers de la gorge, comme si on ne pouvait expliquer clairement pourquoi le prix du baril explose parfois pour les mêmes raisons qu'il peut chuter.


Ce qui était certainement choquant sur l'instant, était le changement.
A cela on peut parler de la petite grenouille : Si elle est jetée dans une eau bouillante, elle sautera d'elle même à l’extérieure, alors qu'à contrario, si elle est confortablement à barboter dans une eau tiède, et que la température monte progressivement, elle périra sans même s'en rendre compte.
A comprendre : Camille, avec une production au top, surprend par l'évolution un tantinet trop rapide.

Alors acceptons le changement, car après tout, les paroles bien souvent roucoulantes et touchantes un poil féminin, sans atteindre l'ennui et les règles d'une Jeanne Cherhale, sont toujours aussi prenantes et à reprendre en coeur (toute la journée, dans les transports, au travail...)

lundi 3 janvier 2011

My Jazzy Child - The Drums



L'enseignement bouddhiste tente par divers chemins et images d'expliquer ce qu'est la vacuité.
Les jeunes élèves avouent rencontrer quelques difficultés à intégrer ce concept qui pourtant expliquerait à lui tout seul toute l'essence de leur science.
Certaines choses ne s'expliquent pas, et souvent les grandes questions restent sans réponses :
Pourquoi les oranges d'Espagne sont elles si mauvaises?
Qui a choisi le mot "mélanome"?
Pourquoi la chanteuse de Dark Dark Dark est elle si moche?
Pourquoi Mingus est il blanc (parce que à la vue du nom, ... à moins que ce ne soit... HAn!?)

Sorte de Philippe Manoeuvre avec le sourire, presque une encyclopédie vivante de la musique du 20iéme siècle, Damien Mingus aka My Jazzy Child en à déjà vu plus d'une de sortie de disque, et pour son dernier enfant, c'est le 1er janvier qu'il a choisi de couper l'herbe sous le pied à tout le monde.

Dix ans et une tripoté de projets oniriques comme le Domotic et My Jazzy Child, maxi, compilations, albums, groupes, avec tous ses copains qui tournent de près ou de loin autour de clapping music.
Cette fois ci, c'est six années de travail passionné pour offrir au monde en lendemain de fête un éventail culturel des années 1900 à 2012 (après quoi, skwik!, nous serons tous morts et incapables d'affirmer que le disque ne sera même pas démodé).

Six ans, presque une retraite méditative.

L'expérience parle d'elle même, le disque oscille entre prises studio "live" sur des tubes rock'&'rollesque, ambiances kraut revival, et toujours cette vocalise apaisante et coffresque (adj. qui vient du coffre).
Vivant et spirituel, cet album marche sur le sentier octuple.
Le disque sera idéal pour (espérons le) une prochaine sortie vinyle pour une face A très indie rock des années 90, et une face B plus expérimentale, plus baroque, plus personnelle, avec en prime une réprise délicate et subtile de Lou Reed.

S'il n'y avait qu'une seule chose à redire : la courte durée des morceaux, qui ne reflète pas l'idée du temps nécessaire pour la quête de l'éveil, guidant à un état de conscience fondamental, immuable, indestructible et d'une envergure infinie.
Mais qu'importe, le but n'était pas là, mais de faire un disque personnel, touchant, sans prétentions ou grandes intentions, et mettre tout les ingrédients dont raffole Mingus : un déluge de batterie (par King QV !), des basses sexy et ce piano Rhodes (qui est un Philips vintage et beau comme un dieu).


samedi 25 décembre 2010

Motel Motel - The Big Island


2010 est creux, 2010 est un peu chiant, tantôt "rock" platonique et très "The National", bien souvent folk à glaçons européens avec des chanteurs qui bavent sur leurs genoux tellement c’est suave, tantôt électro dénuée de toute identité jouant sur la sensibilité masculine avec des femmes sexy (et des fois, il n'y a même pas de filles sexy, donc la pochette est nulle et la musique à chier).

Et heureusement, de temps en temps, une petite pépite s'échape de la mine sombre et froide, et alors comme elle voit la lumière, bon, elle est éblouie, alors elle se met à courir, et puis elle coure encore plus vite, et trouve refuge dans un l'autoproduction, saine et sauve, elle peut enfin vivre librement loin de tous les méchants mineurs qui ne veulent que son mal et la placer en vitrine (ou dans des tops albums creux parce que le choix n'était pas là).

Motel Motel semble être une petite pépite. Semble, car sa démarche totalement indépendante, trop d'ailleurs (il faut se lever tôt pour trouver le disque), lui donne droit à une certaine liberté, permet peut être à l'album de vraiment sortir du lot.

Car nous sommes quand même loin de tout l'immondice rock de superette à costards et à mèches, inlassablement répété et tristement "cold wave" (c'est ce que disait les journaux à l'époque d'Interpol) dont tous les canards sclérosés de publicité et blog faux cul (bientôt sponsorisés?) honnorent de "disques de l'année". Pwark!

Ce disque est un gentil mélange subtil de pop à prendre avec un coktail, de guitares à frissons, et de quelque chose en plus, qui fait que le coktail prend un goût tout à fait surprenant, et se boit très vite, et on en commande un nouveau, tout ça pour profiter de chansons élégantes.

La sensibilité est présente, le côté « indie » également, un esprit baroque assumé, et puis surtout une prise de liberté presque « Queen »esque (parfois).

Ce qui est marrant, c’est ce fond très « années 2000 », rappelant les groupes indie émo math rock (hahaha) comme 90 Day Men, ou The Robocop Kraus…

Alors, bien sur, les Motel Motel sont beaux, mais eux ont troqué le costume noir contre des chemises à carreaux (qui n'est pas moins dans l'air du temps), et il faudra certainement les laisser encore murir un peu ; les premiers essais était chiants, cet album touche déjà la lumière, mais malgré tout ce qui s’est dit plus haut, il faut bien l’admettre, c’est quand même vachement d'époque : c’est un disque de The Walkmen avec des montées moins frustrées ! (et en plus, ça ressemble à du Midlake).


Mais avec un tube comme "cowboy", c'est tout pardonné.

Ecouter ce qui ne ressemble à rien d’autre, mais qui est à l’aise dans son époque



lundi 6 décembre 2010

Birthmark - Shaking Hands


Qu'on se le dise : Le mouvement émo des années 90 est parmi ce qu'il y a eu de plus excitant en musique.
Une poignée de jeunes souhaitant s'éloigner du mouvement punk "sale" formaient des groupes à tour de bras avec un engagement et une sensibilité autre, l'état d’esprit était rageur et productif, et même si le terme reste détestable, ils étaient quand même vachement "anti-fric".
Ian McCay, devenait l'initiateur du mouvement, lançait toute une génération (bien qu'il continue de nier aujourd'hui être le pionnier du terme émo).
S'en suivirent alors toute une troupe de groupes portant fièrement les nouvelles couleurs du drapeau "émo".

Cap'n'jazz fait parti de ces groupes touches à tout, ne cessant jamais de monter des projets pour se renouveler (bien que des fois, le changement de line up justifiant des mésententes profondes entres musiciens, c'est ça aussi, être émo écorché).

Donc après avoir splitté pour renaître de ses cendres avec Joan Of Arc, sorte de même chose que Cap mais en plus moderne (mouais c'est ça) en intégrant un des autres frères Kinsella : Nate.

Et donc ce monsieur qui a raté un des meilleur groupe émo (parce que Cap N Jazz quand même, c'était vraiment bien), se la joue chanteur solo émouvant et folk.

Folk chaude et réconfortante
Folk ambiance détendue et soucieuse du détail
Folk des années 2000, décomplexée et empathique
Folk tendre et raffinée
Mais folk qui donne aussi envie de taper dans ses mains et faire les indiens
Folk, mais pas trop, car l'émo kid sais aussi jongler avec des rythmiques profondes et oniriques, un chant tantôt suave, tantôt émouvant et délicat.

Mais avec un CV comme celui de Nate, est il seulement utile de faire un papier lèche cul?
Non, et non aussi parce qu'il n'a pas non plus pondu le disque de l'année, que certains titres sont carrément chiants, voir répétitifs, mais qu'importe, être émo, c'est pas sortir un disque parfait, mais juste "de le faire".