samedi 20 février 2010

The Flaming Lips – Embryonic


Ce qui est remarquable chez les Flaming Lips, c’est leur histoire :

Avoir grandi dans une solide culture expérimentale, être connu pour faire des concerts immanquables, avoir été les super copains des plus grands de ce monde pendant les années de gloire américaine, pour finalement rester dans l’ombre !

Avec un succès tout de même relatif, ils n’ont pas non plus été les Pearl Jam ou les Nirvana, ou autre Beck pendant les 90’s ; et en plus, tout n’était pas bon chez les Flaming.

Alors pour se faire pardonner, en 2009, il se sortent les doigts et pondent un album incroyable.

Le terme « Psychédélique » est enfin pleinement justifié, et même si le principe du disque était de mettre de la saturation sur tous les instruments, on se sent bien dedans, prêt à trouver un revendeur d’acide et s’affaler dans un canapé.

C’est rythmé, tendre, soigné, saturé, et y’a même des tubes.


Rendre justice à l’histoire

samedi 13 février 2010

The Dodos – Visiter



Ha c’est frais ! Ha c’est pop ! Ha c’est joyeux et ça tape dans les mains !
Voici un superbe disque (oui mais pas tout) bien Fo-Folk (terme maison qui signifie folk fo-folle) comme il faut.

Les Dodos sont trois jolis jeunes hommes de Californie avec tout ce qui semblerait de détestable en musique : un nom à la con, des gueules de con, une vidéo insupportable qui aimerait bien être sonner indé, mais pourtant, ça prend !

Alors quand on est sur French kiss records (Les Savy Fav), on ne peut qu’avoir la classe.

Une fois passé le goût de « déjà-vu » d’Animal Collective, on prend un malin plaisir à chantonner les tubes : Fools, Joe’s Waltz, mais surtout surtout : The Season, sorte de pièce maîtresse de l’album avec un final digne des plus grands.
(Et en plus c’est sur French kiss)

vendredi 5 février 2010

Domotic & My Jazzy Child - Chansons d'été


On ne va pas s’envoyer une présentation power point ou tenter de retracer un organigramme de toute la nouvelle culture intelligente française (celle qui rôde autour de clapping music ou l’amicale), d’autant plus que cette dernière est à la nouvelle scène française ce que les Monthy Pythons sont à l’humour anglais.

Mais pour faire court, My Jazzy Child et Domotic sont deux lascars échappés tout droit de Centenaire (qui lui-même possède des musiciens qui courent partout), groupe du désormais célèbre et très respectable label Clapping Music.

Les deux dudes sont aussi présents dans nombres de projets délicieux, mais on ne va pas faire les présentations sans cette présentation power point.

La légende veut que ces deux intellos soient partis en vacances dans le sud pour enregistrer des sessions d’improvisations avec tout plein d’instruments très sympa.

Ils enregistrent et rajoutent tout un tas de couches et pistes pour donner naissance à cette petite merveille qui reste très certainement l’album culte de la fin 2009.

C’est très léché, très classe, parfois tendre (Chanson de Fleur), parfois kraut (Chanson de Gecko) mais toujours d’une extrême sensibilité. On dirait du Centenaire, mais en mieux.

On peut se toucher des heures à parler de ce disque (Cf la pléiade de critiques sur le net), le mieux c’est de le télécharger gratuitement sur le fabuleux site de l’amicale (Parce qu'en plus c'est sur le label de l'Amicale Underground, bla bla bla...)


Avoir la tête dans le sud

mardi 19 janvier 2010

Charlottefield - How Long Are You Staying


C’est tellement bon de pouvoir se la toucher en sortant des termes avec le mot « post » devant. Et pour certains, Charlottefield, c’est du « post punk ».

Ça ressemble plus facilement à une sorte de noise version moins assommante et beaucoup plus rock’&’roll. Ça part dans tous les sens, c’est beau, puissant, intelligent, et ça n’aurait pas été moins bien si ce n’était pas sur Fat Cat Records, mais en plus, c’est sur Fat Cat Records.

Le hasard fait bien les choses, mais là c’est encore mieux.

Nine Tails, The Eleventh Day, Paper Dart... prouvent enfin que la noise c’est pas simplement une basse saturée et un type à chemise serrée qui chante sur deux micros.

(En plus la pochette est magnifique).

Tenter d’expliquer la post noise

Microfilm – The Bay Of Future Passed




Il est presque possible de prouver scientifiquement que le post rock instrumental depuis quelques années, c’est chiant. Chiant, nul, et surtout sans surprises.
Mais heureusement à Poitiers, il n’y à pas que la fierté des parcs d’attractions, il y à Microfilm (si on oubli quelques minutes Un Poquito Senior, mais qui n’est pas post).
Et Microfilm c’est une formule toute simple pourtant déjà exploitée (mais à part From Monument To Masses rien de bon à se mettre sous la dent) : du post instrumental avec des samples de vieux films. Mais après une démo fabuleuse, deux albums merveilleux, voila le nouvel album avec rien à jeter.

Un ou deux morceaux sonnent avec un son un peu « à l’américaine » mais le reste des morceaux sont presque les meilleurs du groupe.
Que du bonheur donc, et toujours et bien sur Rejuvenation, donc…

mardi 12 janvier 2010

CÂLIN - Sûrement pas de la harpe


Ha mais on peut enfin dire "Post Kraut"?
Câlin, qui est une excroissance des mecs de RIEN (amicale underground) est sur scène l'expérience ultime qui n'a pour but que de donner envie de prendre des acides en Allemagne dans les années 70.
En plus c'est full gratuit.

Les Savy Fav - Rome


Dire "je suis rock'n'roll" et ne pas écouter Les Savy Fav revient à dire "je suis écolo et je vends du fioul".
Les Savy Fav est enfin la preuve vivante qu'on peut faire du rock'n'roll sans avoir une belle gueule en costar, les types sont moches, gros, habillés comme des sacs (pafois en slip, ou même en déguisement de souris) mais sur scène, le chanteur est un des meilleurs show man de la planète (Vince de Gameness).
Y'a rien à jeter, tout est bon. Les tubes : Hide me from next february, Asleepers union, I.C timer, The Sweat Descends, Yawn, Yawn, Yawn, Je T'Aime, no sleeves, We'll Make A Lover Of You, ou à peu près tous.

jeudi 7 janvier 2010

François Virot - Yes Or No


L'album qui a rendu tous mes amis heureux, what else?

GoGoGo Airheart - Exitheuxa


Il est impossible de faire une critique objective de ce groupe, puisque c'est tout simplement un des meilleurs du monde.
Et faire une critique d'UN album est d'autant plus difficile qu'ils sont tous aussi bon.
Mais rien que pour Love the depression et meet me at the movie, c'est celui là qui est choisit.

Bonobo - Live Sessions


On dira ce qu'on voudra, mais Ninja tunes, c'est chiant. Revendiquer ses gouts pour ce label triste et obsolète, revient à montrer un manque de culture certain (surtout qu'en France nombre de labels les éclatent).
Mais pourtant, Bonobo, aussi simpliste qu'il y parait, sait être moins chiant et faussement intello que le reste des artistes du label, et même si les albums manquent parfois de punch, tout lui est pardonné avec le Live Sessions.
Enregistrement en petit comité, vrais instruments, vrai batteur, et vrai chorus envoutants.