lundi 21 novembre 2011

Crystal Stilts - Radiant Door



Est ce que Dieu existe?
Cette question fait froid dans le dos!
Et en matière d'introduction, c'est plutôt direct.
Mais en toute honnêteté, Dsk est il coupable, Berlusconi brûlera t'il en enfer, est ce que le fait que les grecs soient victimes des agences de notations exclue quand même qu'ils soient des voleurs?
Toutes ces questions de journalistes bouffe merde n'ont pas de sens face à la plus grande interrogation de l'homme.

Cette question n'est d'ailleurs pas dépourvue d'émotions tant elle confronte l'être humain à tous ses maux :
Si la femme est casse pieds et possède un discours incohérent, est la faute de dieu?
La pression qu'exerce une femme pour vivre avec un homme alors que lui souhaite simplement exister, est ce toujours la faute de dieu?
Mais aussi des sujets plus abstraits, comme par exemple la faim dans le monde, les guerres, l'ump...

Dieu est mort disait Nietzsche, il est mort et c'est à l'homme de prendre sa place et d'être enfin libre, de ne plus subir les joutes moralistes, mais dieu, on aimerait bien qu'il existe un peu, pour sauver le monde, sauver notre peau, et rendre les relations homme femme accessibles.

Donc, dieu, y est tu? Nous n'avons toujours pas de réponse.
Tout ce que l'on sait, c'est que s'il existe, même un tout petit peu, alors il est allé voir les petits rigolos de Cristal Stills pendant l'enregistrement de la petite pépite qu'ils viennent d'offrir au monde.
D'une part, pour sauver leur carrière, mais aussi pour donner une touche divine aux cinq morceaux du disque, de sorte à ce qu'ils puissent s'infiltrer directement dans notre corps, nous posséder, sauver notre âme qui sait!

lundi 14 novembre 2011

Motorama - Empty Bed


Que nous Franz Kafka au mieux de sa forme?
"Le premier signe d'emergence de l'intelligence est le désir de mourir. Cette vie semble insupportable, une autre hors d'atteinte. On n'a plus honte de vouloir mourir. On demande à quitter l’ancienne cellule honnie pour être emmené dans une nouvelle que l'on apprendra à haïr.
Un reste de foi nous fait caresser l'idée que le seigneur, durant notre transfert, passera par hasard dans le couloir, jettera un coup d'oeil sur le prisonnier et dira : Ne remettez pas celui-là sous les verrous, qu'il me rejoigne"1

HAHAHA, qu'est ce qu'on se marre avec le Franzy! On devait pas s'ennuyer avec lui.
Mais déjà à peine nous apercevons au loin les frondes anti pessimistes s'élever, mais arrêtons de rire messieurs les verres à moitiés pleins, l’existence ne se situe pas tout à fait dans le jardin d'Eden (la faute à qui d'ailleurs?), alors laissons le s'exprimer.

Car Kafka a su plusieurs fois mettre le doigt là où ça fait mal : à savoir l'aliénation de l'individu dans une société impersonnelle, le rendant existentialiste puis nihiliste, et c'est à ce moment qu'il rédigea une liste des petites choses de la vie poussant au nihilisme :
- Travailler
- Ne pas voyager
- Travailler
- Les gosses de riches qui n'ont pas à travailler, due à des parents gentils
- Travailler (à la défense)

Mais comme le petit Franz n'hésitait pas à décrire de manière tragique l’existence dans ses petites souliers, il ne ne fut pas adoré de tout le monde, mais particulièrement des optimistes, qui eux n'étaient pas très ouvert d'esprit.
Alors que l'ouverture d'esprit, ce n'est pas dur : Quand des touristes américains demandent poliment où se trouve la tombe de Balzac à un photographe amateur s'évertuant à shooter les insectes du Père Lachaise, et que ce dernier sourie poliment en répondant et en se montrant lui même "Most of OUR (c'est là le geste vers lui même) famous French writers are buried over here" ² , et bien les américains auraient dû rigoler!

Quoi qu'il en soit, un choix culturel n'est jamais facile, et c'est un petit peu comme celui que n'a jamais voulu faire Motorama : "Rock papa merdique à la The National, ou copie glam de The Feelies?"
L'écoute de leur discographie nous donne indubitablement le droit de nous poser la question.
Mais ce nouveau format "mini album" adopté depuis peu par ces russes (des russes, si ça c'est pas de l'ouverture d'esprit) fleure bon le bonheur, tantôt cold, tantôt juste ce qu'il faut pour aimer la simplicité.



1. Franz Kafka, "Aphorismes", 1918
2. "La plupart de nos grands auteurs français sont enterrés par là"

Badgirlfriend - Feelings


Les cochoneries ont le vent en poupe.
Tapez " Lana Del Rey Porno" dans google.

lundi 7 novembre 2011

Bjork - Biophilia


Que sont nos héros devenus?
Que sont, nos putains de héros devenus quoi?!
Ho! Ils sont où là? Nos héros?
Ils sont morts! They are dead! Todos mortados!

Ceux qui faisaient le bonheur des ados mal lunés dans les chambres mal rangées, ces héros angoissés et mal dans leur peau qui donnerent le salut à toute une génération, ceux qui, putain c'est vrai, ont fabriqué des albums qui aujourd'hui encore nous font dire "c'était mieux avant".

Mais tout ça semble bien loin de nous, à cet époque il n'y avait pas d'ipod, pas internet, et une sortie d'album était un événement à ne pas manquer.

Mais où sont ils maintenant les Thom York, les Charlotte Dupond (on va donner pour prénom Charlotte à Bjork, ça aurait été trop drôle qu'elle s'appelle comme ça), donc où sont t'ils aujourd'hui?
Ces gens là ne trouvent plus leur place, la faute à qui?
La faute à nous, public, à ne plus être étonné depuis bien longtemps?

Parce que la petite Charlotte, qui fut l'artiste la plus copiée, plus encore qu'il y a de reprises de "Summertime" (de Georges Gerswhin, bandes d'incultes), et qui aujourd'hui encore reste la source d'inspiration inévitable pour chanteuses minables, a un petit arrière goût de "has been".

Mais cette has beenité n'est pas vide de raisons, car les ados torturé fumeurs de joints ont des besoins relativement différents, des attentes artistiques plus profondes, et peut être que la littérature allemande ainsi que les génies allemands sont passé par là, et que Wagner, Puccini ou encore Mozart ont supplanté des chanteurs d'une autre époque. Ce n'est pas l'Éternel Retour, c'est un voyage dans le passé.

Quoi qu'il en soit ce nouveau disque, plombé par la critique, n'est pas non plus à jetter à la poubelle, non, c'est du Bjork, ni plus ni moins, à savoir : un entourage toujours qualitatif, des idées, et puis surtout... Elle!
Merde les enfants! Reveillez vous!on parle d'une grande dame là!
Et puis il ne faut pas oublier une chose : la période est creuse en rock star.

lundi 31 octobre 2011

Hookworms - Hookworms



Souvenez vous, enfant, quand il vous était demandé de faire des efforts...
Ordre établi qu'ils furent, les parents étaient la représentation de l'autorité à écouter pour :
Ne pas faire de bêtises
Se laver les dents
Aller à l'école
Travailler à l'école
Être poli à l'école...

Plus tard, beaucoup plus tard, une haute autorité, l'état, pour lequel nous n'avons pas voté nous demande une fois de plus des efforts...
Mais quels efforts? Et pour quoi? Et surtout, à qui s'adressent ils?!

Est ce aux provinciaux de faire des efforts?
Parce que pour les habitants des grandes villes, avec leur vie de con, à se lever tôt, devoir s'habiller, se frotter à toutes les couches sociales dans des transports en commun jamais à l'heure, puis dans un acte II : faire son arrivée au bureau, mimer un sourire aux faux culs, s'assoir à son Desk, allumer son poste et consulter ses mails, avoir mal aux yeux à cause de l'armée de néons qui tirent en continue des rayons lasers invisibles.
Sans oublier l'acte II scène II : le déjeuner du midi, ha mais quel bonheur de faire la queue pendant des heures pour un repas sans vie additivé en sucre ou sel!
Et pour scene finale, pas de baissé de rideaux Wagnerien, non, c'est tout simplement l'acte I à reprendre dans le sens inverse.
Donc, la question est toute simple : qu'est ce qu'on attend des gens qui souffrent? À quel moment d'une journée dénuée de sens doit intervenir le moindre effort?

Quelle vie de merde pour les employés de bureaux, mais quelles consolations ont ils?

Dans ce vide sidérale qu'est l'existance option non sens absolue, avant de franchir le pas de Albert Caracoo et son nihilisme poussif, il y a une petite bande de branleurs, fiers de se ficher de tout, qui osent faire ce que tout le monde fait : du 70's revival mais n'ayons pas peur des mots : bandant!
Quatre morceaux suffisent à faire vibrer une existance bien ennuyée d'un contexte trop compliqué pour qu'on puisse y prêter la moindre attention.

lundi 24 octobre 2011

Veronica Falls - Veronica Falls



Si on devait se lever pour offrir notre siège à toutes les femmes qui montent dans le métro, il n'y aurait que des hommes fatigués.


Roll The Dice - "In Dust"



Pfiouloulou, les relations humaines, halala, pas facile.
Dans ces conditions, il ne nous est pas aisé d'appliqué le modèle du "Sur-humain" tant adoré de Nietzsche, qu'il avoua lui même n'avoir jamais rencontrer.

Quoi qu'il en soit, il est très delectable de fuir quelques jours et se mettre au vert pour rechercher et comprendre ce modèle de surpassement, quitte à parodier le grand Zarathoustra en évitant les hommes, et revenir les aimer.

Point de départ : Pont Aven.
Ce village Breton aux mille secrets, ce village si romantique, ce village magique où Gauguin aimait se réfugier (et peindre son "Christ Jaune").
C'est l'endroit idéal pour s'exiler et brouiller les pistes : mentir à tout le monde pour ne pas être retrouver.
Prendre le D24 vers le nord et ne suivre que son instinct, s'arrêter selon ses envies, manger selon sa faim, dormir selon besoin et marcher.
Personne ne nous dicte plus rien, et surtout, personne autour.

Les Monts d'Arrets.
Ces montagnes bretonnes (ho hey ho, 400 mètres d'altitude quand même) représentent la cachette idéal pour gangsters en cavale : on n'y croise pas un chat.
Ha quel bonheur de marcher seul en forêt!
Et même ce restaurant de Saint Rivoal (prononcez Saint riwoal) qui ne sert que des produits locaux (même les bovins sont abatus par des bretons en Bretagne) n'attire pas foule alors que c'est délicieux.
Vous l'aurez compris, il fait y aller.

Se réveiller le matin, reprendre la route, vers le nord, se sentir bien, rester vrai, ne pas parler car "indicible et sans nom est ce qui fait les tourments et les délices de mon âme et la faim de mes entrailles".
Puis continuer sa route, ne pas s'arrêter, s'arrêter où l'on n'est pas attendu, s'arrêter, respirer, n'écouter que l'instinct, s'oublier, suspendre le temps.
Oublier les heures et les jours, ne penser qu'à sa propre route, et avancer.
Dormir et reprendre la route au petit quand la lumière illumine la côte sauvage ou bien lorsque la brume offre un moment unique d'intimité près des rouleaux de foin, éviter la pluie ou s'arrêter là où il fait bon vivre.

Se laisser aller dans une sorte de transe électromagnétique lancinante et répétitive comme on en trouve sur "In Dust" de Roll The Dice.


lundi 17 octobre 2011

Farewell Poetry - Hoping For The Invisible To Ignite



Ce disque est une femme.
Une femme que l'on aime, on femme qui nous manque, une femme que l'on veut garder dans ses bras.
Une femme qui vient nous susurer à l'oreille des textes pour morceaux d'une vingtaine de minutes (c'est copieux).
Alors on ne comprend pas tout, et on n'écoute pas tout.
Mais c'est parce que c'est dans la nature des choses de ne pas écouter tout ce que dit une femme, la faute à nos divergences fondamentales.

Ce disque est une histoire d'amour de deux êtres bien trop maigres pour malhonnêtes, et qui sont en train de ne rien se promettre.

Ce disque est une histoire d'amour qui prend son temps, jalonée de moments intenses, puis d'autres où l'on baisse les bras car ce n'est pas toujours facile.

Mais assez de métaphores, car farwell poetry est une équation imperceptible, compliquée comme une femme, et à la vue de l'irréprochable édition vinyle pleine de petits gifts, on est tout même en droit de se demander si ces gens là ne sont pas de sombres gothiques perturbés (merci le pléonasme).
C'est plein de petits dessins (torturés) sur des cartons, mais aussi des cartes postales (torturées également) qu'on ne pourrait envoyer à un amis chagriné de la vie, de peur de le tirer vers le bas.

Mais tout ce design de l'apocalypse n'a aucune influence sur la générosité du disque, qui, et c'est la que cette chronique est fantastique, a déjà été énoncé plus haut, avec des paraboles digne du plus grand des romantiques.
Goethe doit moins la ramener.

lundi 10 octobre 2011

Michel Cloup - Notre Silence



Voici une parabole :
Les brochettes bœuf fromage des restaurants japonais sont délicieuses.
Ha quel plaisir de les voir arriver de derrière le petit chat qui lève la patte, pour les déguster chaudes et coulantes de fromage...

Huuuummm c'est bon, mais c'est cours!
Car si vous attendez trop longtemps, par exemple en attaquant les brochettes poulet, les bœufs fromage refroidissent, et le fromage se racornit, et ça devient vite moins bon.
Cette théorie de la brochette permet de mettre en évidence une dure réalité : celle de l'ephemerité de la vie.
Car oui, tout est définit dans une durée et rien ne dure.
Certains optimistes (faut voir lesquels) parlent d'un éternel retour des choses, mais avant retour, il y a un début et une fin.

Un petit peu comme pour un clou : il y a la pointe qui marque le commencement, et la "tête", qui marque la fin, et au milieu il y a le bonheur.

Ha Michel mon lapin, quel bonheur tu nous offres là avec tes chansons d'un autre temps, nous rappeler notre jeunesse quand la seule contrainte était d'avoir des clopes pour la journée, quand la course au pognon ne nous avait pas encore rongé, et que les groupes comme Amanda Woodward, Belle Epoque et autres amis enragés nous faisaient verser des larmes de joie sur des paroles seules contre tous.

Car Michel Cloup, c'est un peu ça, cet esprit post émo hardcore, en plus accessible, mais avec cette atmosphère profonde pour laquelle on ne peut que fondre comme du fromage au centre de la fameuse brochette.
Ça brûle d'émotions, ça coule de sentiments et réchauffe notre petit cœur.
Michel mon amour, merci, ne serait ce que d'oser prendre des risques quand la plupart des disques sentent le riz réchauffé cuisiné par des chinois véreux qui s'habillent en japonais.
On salue également l'audace du format duo qui limite l'écriture mais laissant se concentrer sur l'essentiel : l'émotion.

lundi 3 octobre 2011

Lana Del Rey - Video Games



Jeanne d’Arc, William Wallace, Jean Moulin, et plus récemment
Kadhafi (auto déclaré), tous ont en commun la souffrance, le rejet, la haine,
et puis surtout, tous ont eu droit à une mise à mort publique dans d’atroces souffrances (sauf le petit dernier).

Bonjour monde cruel, et bienvenu aux… Martyres !
D’après certains témoignages, la vie de martyre semble ne
pas être de tout repos :
Jeanne d’Arc par exemple, bien qu’elle ait connu un certain luxe en se pavanant
de châteaux en châteaux pour proposer ses services aux rois des Francs, à
savoir : Monter une armée et botter le cul des anglais, la fin de sa carrière ne fut pas tout aussi brillante que ses victoires sur champs de bataille.

En effet, le peuple pourtant bien heureux de ne pas être anglais, décida malgré
son succès de la bruler vive, mais ce n’est pas tout, puisque c’est à Rouen… à Rouen ! Monde cruel…
Martyre moderne avec le vent en poupe (cherchez l'erreur), l'art pornographique souffre depuis toujours du même sort que sa prédécesseuse (bien sur que ça se dit).

Oui madame, le porno en a autant fait pour la paix de l'homme contemporain que Jeanne d'Arc en son temps pour la paix de la France, alors pourquoi continuer de tirer à grands boulets sur un art qui a tant souffert?
Il en faut du courage pour comparer Jeanne d'arc au porno, tout autant qu'il en faut à Lana Del Rey pour faire de la musique avec sa tête de nouille italienne et une charte graphique à démodée.
Parce que la madonne, niveau com', c'est particulier : une pochette qui sent le cul (pardon pour le vocabulaire), un clip qui rappel sans équivoques les plus beaux films (de cul) italiens, et une voix qui miaule, qui fait l'amour, et qui chante même parfois.

Mais la perplexité de sa musique (non c'est une blague) laisse quant à elle pantois, puis pantin, car ce "video games" reste en tête des jours et des jours, et on miaule dans la rue les paroles d'une intensité romantique troublante.

Ce n'est donc pas de porno dont il est question, mais d'amour!
Car le porno, malgré tout ses bienfaits, ne reste qu'une culture dénuée de sentiments dont le seul aboutissement est aussi éphémère qu'inavouable.
Alors que l'amour lui, reste en mémoire et reviens éternellement alors qu'on ne lui a rien demandé.
Nous sommes donc loin des parades multiples, des "Dp", threesome et plus pour se recentrer sur un seul et unique amour, car à deux... c'est mieux.